Fédération départementale des Offices de Tourisme de Savoie

Référent sécurité : une obligation légale au cœur des enjeux RH des offices de tourisme

Accueil du public, saisonnalité, événements, déplacements fréquents, équipes polyvalentes… Les offices de tourisme évoluent dans des environnements professionnels riches et dynamiques, mais aussi exposés à des risques multiples.

Si beaucoup de structures disposent aujourd’hui d’un Document Unique d’Evaluation des Risques (DUER), organiser concrètement la prévention reste un véritable enjeu RH.
Depuis plus de dix ans, le Code du travail impose en effet aux employeurs de ne pas se contenter d’identifier les risques, mais de désigner une personne compétente pour piloter la prévention : le Référent Sécurité.

Une obligation encore trop souvent mal comprise — et pourtant centrale pour structurer la prévention et sécuriser l’organisation.


Une obligation qui concerne toutes les structures

L’article L.4644-1 du Code du travail est clair :
l’employeur doit désigner une ou plusieurs personnes compétentes pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels.

Cette obligation :

👉 Autrement dit : la loi n’impose pas une solution unique, mais impose une organisation réelle de la prévention.


DUERP et Référent Sécurité : un duo indissociable

Dans la pratique, beaucoup d’organisations disposent d’un DUERP.
Parfois bien construit.
Parfois mis à jour.

Mais le DUERP reste un outil.
Sans Référent Sécurité clairement identifié, il manque souvent :

Le Référent Sécurité n’est pas une formalité administrative.
Il est le point d’ancrage de la démarche de prévention.


Pourquoi cette désignation est-elle si importante ?

Parce qu’en cas d’accident du travail, la question n’est pas seulement :

« Aviez-vous un DUERP ? »

Mais plutôt :

L’absence de Référent Sécurité clairement désigné peut alors être interprétée comme :

👉 Le DUERP seul ne suffit pas à démontrer une prévention effective.


Des risques bien réels pour les structures

En cas de dysfonctionnement ou d’accident, les conséquences peuvent être multiples :

Ces risques concernent aussi bien :

La prévention n’est pas un sujet “annexe” : c’est un enjeu RH et managérial à part entière.


Deux voies possibles pour répondre à l’obligation

La loi prévoit explicitement deux grandes options, à adapter au contexte de chaque organisation.


  1. Former un Référent Sécurité en interne

Lorsque la structure dispose d’une personne volontaire et disponible, la formation est une solution pertinente.

Elle permet de :

Former un Référent Sécurité, c’est inscrire la prévention dans la durée et renforcer la culture collective de sécurité, c’est investir dans une prévention durable.


2. Externaliser la fonction Référent Sécurité

Lorsque les compétences internes ne sont pas suffisantes, l’employeur peut faire appel à des compétences extérieures (IPRP, cabinets spécialisés, services compétents).

Cette option est particulièrement adaptée :

L’externalisation doit toutefois être :

Elle ne transfère jamais la responsabilité de l’employeur, mais permet de sécuriser la démarche.


Au-delà de l’obligation : un véritable levier RH

Derrière la réglementation, la désignation d’un Référent Sécurité répond à des enjeux concrets :

👉 La vraie question n’est donc pas faut-il désigner un Référent Sécurité ? mais comment le faire de manière adaptée et efficace.


En conclusion

Le Référent Sécurité n’est ni une contrainte administrative, ni une option.
C’est un pilier de l’obligation de sécurité et un outil de pilotage RH.

Former en interne ou externaliser sont deux réponses possibles, à condition qu’elles s’inscrivent dans une démarche réelle, suivie et assumée.

Parce qu’en matière de prévention, ce qui protège vraiment une structure, ce n’est pas seulement ce qu’elle écrit… mais ce qu’elle organise et ce qu’elle peut démontrer.


Publié le 30/01/2026

Quitter la version mobile